"Braquage à Sélestat avant l’attentat de Strasbourg : huit ans pour le complice de Chekatt"
- Emmanuel SPANO

- il y a 3 heures
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Les 18 et 19 juin 2026, le cabinet est intervenu devant la Cour Criminelle Départementale du Haut-Rhin pour défendre les intérêts de deux victimes d’une tentative de vol à main armée commise dans la nuit du 7 au 8 décembre 2018.
Sous ses airs banals, cette affaire se plaçait dans un contexte très particulier, puisque ces faits se sont déroulés trois jours avant les attentats de Strasbourg et impliquaient l'auteur des attentats terroristes lui-même.
C’est donc avec la tragédie du 11 décembre 2018 en toile de fond, que le cabinet ne connaît malheureusement que trop bien, que l’accusé a été condamné à 8 ans d’emprisonnement par la Cour Criminelle du Haut-Rhin.

Tout au long de l’audience, l’accusé a nié sa culpabilité, son avocat plaidant, notamment, une procédure incomplète.
Cependant, le cabinet a pu soutenir, quant à lui, le contexte de cette aggression, la gravité des faits et les préjudices subis par les victimes de cette infraction, en refusant, par exemple, la proposition de correctionnalisation émise par le Ministère public en cours de procédure.
Les préjudices subis par les deux femmes, dont l’une était enceinte de huit mois, devaient tous simplement être examinés sous leur qualification réelle, par la juridiction compétente en la matière.

Tout au long de cette procédure, le cabinet, engagé aux côtés des deux victimes dans la reconnaissance de leurs droits, a rappelé la gravité des faits, ainsi que la nécessité de replacer ce dossier dans une réalité simple : celle de victimes confrontées à une violence directe et brutale.
Au-delà des discussions procédurales et des stratégies de défense, il faut rappeler que les faits constituaient une agression armée particulièrement intrusive et traumatisante, dont les séquelles psychologiques demeurent importantes huit ans après les événements.
Au terme de débats techniques, la Cour criminelle du Haut-Rhin a donc retenu la culpabilité du co-auteur de cette tentative et l’a condamné à huit années de réclusion criminelle.
Une décision qui clôt un dossier particulièrement sensible, tant par son contexte que par les enjeux humains et judiciaires qu’il soulevait :
“Une décision adaptée dans son principe : une condamnation, et dans son quantum elle reflète la gravité des faits qu’elles ont subis”
-Maître Emmanuel Spano
Tout au long de cette procédure, le cabinet, engagé aux côtés des deux victimes dans la reconnaissance de leurs droits, a rappelé la gravité des faits, ainsi que la nécessité de replacer ce dossier dans une réalité simple : celle de victimes confrontées à une violence directe et brutale.
La peine apparaît objectivement cohérente avec les éléments retenus par la Cour et apporte une forme de reconnaissance judiciaire aux victimes que le cabinet représente.
Pour autant, cette décision interroge également sur la tendance à une certaine banalisation de faits d’une extrême gravité dans un dossier où le contexte, la personnalité de l’auteur et la violence exercée justifient un examen particulièrement approfondi de celle-ci.
Notre cabinet demeure satisfait que la culpabilité de l'accusé ait été pleinement reconnue et reste attentif aux éventuelles suites procédurales, notamment en cas d’appel.
Cette affaire illustre une nouvelle fois l’importance de la défense des victimes dans les dossiers criminels les plus sensibles, où la recherche de la vérité judiciaire doit toujours demeurer au service de la reconnaissance des préjudices subis et de la protection de l’intérêt général.
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